Lieutenant-colonel Henri-Georges Rul - Chef de la division des opérations au commandement de la gendarmerie maritime

Publié le 21 Juillet 2017 à 09:06

© Marine nationale

En 1984, Henri Georges Rul rejoint la brigade de la base d’aéronautique navale (BAN) de Nîmes Garons, et devient officier de police judiciaire. 10 ans plus tard, il commande la brigade de St-Raphaël et la vedette Pivoine. Grâce aux excellents résultats obtenus par la gendarmerie maritime dans le cadre de l’action de l’Etat en mer (AEM), son dispositif est renforcé par le transfert de 15 vedettes provenant de la gendarmerie départementale. Les évènements s’enchainent vite, dès sa sortie de l’école des officiers de la gendarmerie nationale : il prend le commandement du centre d’instruction de la gendarmerie maritime à Toulon en 1997. En 2000, c’est le grand départ pour les bancs « brumeux » de Terre-Neuve où il prend la barre du patrouilleur Fulmar à St-Pierre-et-Miquelon. Isolé en Amérique du Nord, représentant de la France lors des escales, « Le contrôle d’une plateforme pétrolière en zone sous souveraineté française sera l’une des plus belles expériences pour l’équipage. » explique-t-il. De retour en métropole, il commande le patrouilleur Épée à Lorient. Il oriente alors ses missions vers la sauvegarde maritime, (VIGIMER et AEM), générant ainsi une activité de police administrative et judiciaire soutenue, notamment la police de la navigation lors de Brest 2004 et le Vendée Globe, plusieurs enquêtes judiciaires sur des naufrages ou des disparitions en mer. L’année suivante, il prend le commandement de la compagnie de gendarmerie maritime de Lorient dont la circonscription s’étend en mer et sur le littoral, du Morbihan à la frontière espagnole. Il renforce les liens avec la BAN de Lann-Bihoué et la force des fusiliers marins et commandos. En février 2009, il rejoint le commandement de la gendarmerie maritime à Houilles en tant que chef du bureau organisation et emploi, puis chef de la division des opérations. Participer à la modernisation de la gendarmerie maritime, tout en préservant ses traditions, pour affronter les enjeux et les menaces à venir, a été pour lui une satisfaction et une exigence. Sa devise : « Que le drapeau, les pavillons, les fanions et les flammes de guerre de la gendarmerie maritime claquent aux vents ».

 

SON PARCOURS

1976-1978: Préparation militaire marine (PMM) à Strasbourg, quartier-maître détecteur sur le porte-avions Foch.

1980-1986: Gendarme maritime, compagnie de Paris et brigade de Nîmes-Garons.

1987-1993: Brevet supérieur spécialité navigateur sur les patrouilleurs La combattante et le Glaive à Toulon puis commandement de la vedette Pivoine à Saint-Raphaël.

1995-1996: Ecole des officiers de la gendarmerie nationale à Melun.

1997: Commandant le Centre d'instruction de la gendarmerie maritime à Toulon.

2000-2009: Commandant les patrouilleurs Fulmar à Saint-Pierre-et-Miquelon, Epée puis la compagnie de Lorient.

2009-2017 : affecté au bureau de l'organisation de l'emploi puis à la division des opérations de la gendarmerie maritime.

 

MEILLEUR SOUVENIR

Le commandement du Fulmar à Saint-Pierre-et-Miquelon, de 2000 à 2002, fut une expérience unique. Navigant dans le sillage du Jauréguiberry, « Le Crabe-tambour », sur les bancs de Terre Neuve, dans la brume et les embruns verglaçants, je réalisais la dureté et l’exigence du métier de marin. De réels liens d’amitié et de reconnaissance réciproques s’étaient noués entre l’équipage, la population insulaire et surtout les pêcheurs. Représentant la France en Amérique du Nord lors de nos escales à Saint-Jean de Terre-Neuve, aux Îles de la Madeleine et à Caraquet (Acadie), nous avons développé des partenariats amicaux et professionnels avec la gendarmerie royale et l’armée de l’air canadiennes.

 

 

FOCUS - Gendarmerie maritime

La gendarmerie maritime est une formation spécialisée de la gendarmerie nationale de 1099 militaires et 74 unités, placée pour emploi auprès du chef d’état-major de la Marine. Cette force se compose d’un commandement situé à Houilles (78), de trois groupements correspondant aux sièges des préfectures maritimes (Brest, Cherbourg et Toulon), d’une section de recherches, de dix unités outre-mer et d’une réserve opérationnelle.

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