Sauvetage en mer - Grande cause nationale 2017

Publié le 27 Juin 2017 à 14:40

© L. BERNARDIN/MN

24h/24, 365 jours par an la Marine maintient un dispositif permanent pour pouvoir agir dans un cadre double : celui de la Défense Maritime du Territoire et de l’Action de l’Etat en mer. Cette posture permanente, dite de « sauvegarde maritime » s’appuie sur un double continuum : sécurité/défense et continuité du littoral à la haute mer. Le domaine couvert est très large : de la lutte anti-pollution à la lutte contre le terrorisme en passant par la sauvegarde des personnes. Il s’agit d’assurer la surveillance de 19000 km de côte, dont 5800 km en métropole. Les enjeux sont immenses: assurer la liberté d’action des SNLE en particulier en Atlantique, protéger les ports de commerce d’intérêt majeur, sécuriser le transport de passagers (16 millions par an pour la seule façade Manche Mer du Nord).

Dans un contexte sécuritaire dégradé, la Marine Nationale a renforcé son rôle en matière de sûreté maritime et portuaire selon trois axes : la prévention, la protection et les capacités d’intervention. Dans le même temps, les missions plus classiques d’AEM, dont la Marine est un acteur majeur, n’ont pas diminué et représente près d’un quart de ses activités. Les moyens pour réaliser ces missions reposent sur le triptyque de base : sémaphores, hélicoptères et patrouilleurs. Ces moyens sont aujourd’hui comptés et leur renouvellement est attendu pour disposer de bâtiments hauturiers dotés de capacités d’informations et de surveillance en cohérence avec l’immensité des zones à surveiller.

Chaque jour, en moyenne, la Marine sauve une vie. La Marine s’est aussi organisée, en lien avec les autres administrations, pour être en mesure de projeter des sauveteurs à bord des navires en cas de sinistre de grande ampleur. Il s’agit de la capacité nationale de renfort pour les interventions à bord des navires (CAPINAV) qui mutualise les moyens des acteurs nationaux spécialisés dans l’intervention à bord des navires pour lutter contre les sinistres majeurs. Ce dispositif composé de Marins-pompiers et de sapeurs-pompiers littoraux, peut également être projeté sur un navire victime d’une attaque terroriste parallèlement aux forces d’intervention, pour porter secours aux blessés. Le sauvetage des personnes prend ainsi diverses formes.

En cette année, où le sauvetage en mer a été érigé « grande cause nationale »1, Cols Bleus rend hommage aux sauveteurs, qu’ils soient de la Marine Nationale, de la SNSM ou de simples usagers de la mer.

 

Capitaine de vaisseau Bertrand Dumoulin, directeur de la publication.

1 Deux associations se sont vu attribuées le label « grande cause nationale » : la SNSM et SOS Méditerranée.

 

Pour protéger la vie humaine et assurer la sauvegarde des biens en mer, la France assume sur de vastes étendues maritimes la responsabilité du sauvetage en mer grâce à sa fonction garde-côtes. La Marine agit dans les eaux territoriales françaises et en haute mer, en vertu d’accords internationaux délimitant les zones de responsabilité de chaque pays. En coordination avec d’autres administrations ou organismes (douane, affaires maritimes, gendarmerie, SNSM, collectivités locales…), des bâtiments et des aéronefs de la Marine sont en alerte pour des missions de secours aux personnes et aux biens, 24 h/24, 7 j/7. Seule capable de se déployer durablement en haute mer, la Marine est un acteur majeur de ce dispositif.

Secours en mer - Une organisation mondiale

 

 

Coordonner de nombreux moyens - Un travail main dans la main

 

 

Solidarité des gens de mer - Les héros au quotidien

 

 

Assistance à un navire en difficulté - Retour sur une opération d’envergure

 

 

Interview - Xavier de la Gorce, président de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM)

 

 

 

Dossier réalisé par l’ASP Marie Morel

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